Intervenant : André Tricot (IUFM, LTC)
Lundi 26 novembre 2007 à 21h au Shambhala

Résumé :
Pour la plupart des êtres humains, certains problèmes sont faciles à résoudre (sortir de chez soi et acheter de quoi faire une bonne salade de tomates, calculer mentalement 7 x 6 = ?), d’autres extrêmement difficiles, voire impossibles (battre Kasparov aux échecs, calculer mentalement 423 x 6789 = ?). Pour les ordinateurs, c’est l’inverse : il est facile de mettre une tannée à Kasparov aux échecs, il est impossible de sortir d’un bâtiment et acheter de quoi faire une bonne salade de tomates et il n’y a pas vraiment de différence entre les deux problèmes de calcul (7 x 6 = ? et 423 x6789 = ?). Pourquoi ? La théorie de la charge cognitive constitue une tentative de réponse à cette question. Elle s’inscrit dans le courant de la psychologie évolutionniste en distinguant les connaissances primaires (relativement anciennes dans l’histoire de l’humanité : parler, reconnaître des visages, résoudre des problèmes…) des connaissances secondaires (relativement récentes : lire, écrire, calculer…). Elle rend compte des facteurs qui font qu’un problème est difficile à résoudre pour un être humain. Enfin, elle propose des solutions pratiques dans le domaine de la conception d’outils, de situations de travail et d’enseignement, afin de limiter les erreurs et les difficultés dues à la surcharge cognitive.

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